• Le 14 mars 2013

Dans la médecine occidentale, le patient fut longtemps conçu comme un enfant à sauver, incapable ne serait-ce que de recevoir, de manière raisonnable, le savoir du médecin. Après la Seconde Guerre mondiale, la découverte des expérimentations scientifiques intolérables menées sur l'homme, mais aussi le vent libéral et individualiste des années 60, le progrès des biotechnologies, la démocratisation des savoirs ont favorisé l'émergence d'un nouveau paradigme et d'une nouvelle discipline : la bioéthique. Aujourd'hui, le médecin ne peut plus imposer son traitement au malade, il doit, par respect de son autonomie, chercher à obtenir son consentement libre et éclairé. Les normes médicales et sociales, autrefois coercitives, voire transcendantes, sont aujourd'hui discutées et interrogées au regard des préférences et des valeurs individuelles. Des comités d'éthique pluridisciplinaires sont chargés de prendre en compte les demandes des patients qui ne cessent de bousculer les normes établies.

Avec la contribution de
Denis Berthiau, Philippe Bizouarn, Gérard Dabouis, Guillaume Durand, Anne Fagot-Largeault, Véronique Fournier, Jean-Marie Lardic, Philippe Tessier, Michel Videcoq et Frédéric Worms