• Le 11 mars 2015

Les politiques éducatives (les réformes des dispositifs et des curricula, les propositions méthodologiques) ne cachent pas leur inspiration néo-libérale. L'école et l'université sont désormais sommées d'intérioriser les valeurs du marché, de sorte que l'entreprise peut apparaître aujourd'hui (après la religion et l'État) comme une source nouvelle de valeurs éducatives. L'idéologie néo-libérale semble porteuse d'un bon sens difficilement critiquable et sans alternatives possibles. Comment refuser une saine gestion, une évaluation au mérite ? Peut-on ignorer la relation formation emploi ? Peut-on vouloir enseigner des savoirs parfaitement inutiles ? Par quelles ruptures historiques (idéologiques, politiques, économiques) en sommes-nous arrivés là ? De quelles ambiguïtés les nouvelles orientations pédagogiques sont-elles porteuses ? Le néo-libéralisme dessine-t-il un monde unidimensionnel ou permet-il au contraire une multiplicité de jeux de langages dans un monde ouvert ? Quelles pourraient être les conditions d'une posture critique qui ne soit ni nostalgique ni utopique ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente d'apporter des réponses.

Ont contribué à ce volume : Michel Fabre, Christiane Gohier, Jean-Marc Lamarre, Marie-Louise Martinez, Didier Moreau, Alain-Patrick Olivier, André Pachod, Eirick Prairat et Alain Trouvé.